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« On ne pardonnera pas de sitôt à Jackson d’avoir fait tourner autant de tables » James Baldwin , « Here Be Dragons », The Price Of A Ticket. 1985
Eh oui, vous avez bien lu, 1985…


Michael Jackson, et en particulier, l’image « sulfureuse » de Michael, a toujours, bizarrement, été puissamment relayée par les médias en période de crise – qu’il s’agisse de la gestion symbolique et visuelle des Jackson 5 et de la question de la fierté noire dans l’écurie Motown, des fantaisies circassiennes des années 1980 et de la question raciale des années 1990, qui lui ont valu le statut d’icône dissidente auprès des publics marginaux, ou, enfin, des scandales sexuels des années 1990 et 2000.

Comme je le souligne dans ma thèse, Michael Jackson est un personnage historique à part entière, qui a soulevé beaucoup de lièvres dans des domaines connexes à l’art, mais légitimes dans la figure de l’artiste, qui n’est jamais, seulement, un créateur et un « amuseur » génial… 
Les messages qu’il a induits ou véhiculés ont fait de lui et de son pouvoir culturel davantage que les plus grandes exportations politiques, industrielles et valeurs américaines durant la seconde moitié du XXe siècle.

Les circulations médiatiques (officielles et non officielles, mais « dérangeantes » autour de lui) correspondent, quand on y regarde de plus près, à des périodes incertaines, des périodes de transition culturelles et industrielles, que l’on parle de l’ère perturbée et violente des Droits Civiques et du Black Power, à la fin des années 1960, de la récession faisant suite à la Grand Dépression durant les années 1980, ou de la « war of terror » coïncidant avec le tapage médiatique autour du procès en 2003

Pour revenir sur ce dernier et sordide épisode, la plus grande marque de fixation de Michael Jackson – non pas en tant que personnage naïvement apolitique et infantilement idéaliste, ce qui est caricatural, mais, pour la politique américaine, plutôt en tant que personnage symbolisant une certaine anti-autorité et une certaine dissidence – a été la mise à la Une de la photo de son arrestation en 2003 dans un contexte de « War on Terror ».

En effet, quelques mois avant son arrestation, la plus grande manifestation de l’organisation anti-guerre dans l’histoire de l’humanité, s’était mise en place dans des centaines de villes autour du monde pour protester contre l’attaque des États-Unis en Irak. Bush devait visiter l’Angleterre fin novembre et de fréquentes discussions animaient la presse anglaise à propos de sa visite, laquelle posait des problèmes, des dangers et de l’embarras.

Le 20 novembre, jour fixé pour sa rencontre avec la reine et Tony Blair, des manifestations (encore plus grandes que les précédentes) de bienvenue l’attendaient, réunissant 300 000 personnes rien qu'à Londres…

Mais aux États-Unis, comme dans tous les autres pays, ce n’est pas ce grave événement qui a fait la une : mais l’image en grand format d’un Michael Jackson arrêté et humilié.

Les liens qui ont uni Michael Jackson et le pouvoir, les rapports de force qui ont uni Michael Jackson et la presse ne sont pas anodins.

L’argent (ce nerf millénariste d'e l'éternelle guerre) a déjà prévalu dans l’affaire Chandler en 1993 (quels parents d’enfant véritablement violé se satisferaient gentiment même de quelques millions en échange du silence sur la souffrance à vie de leur enfant, plutôt que de faire vengeance, d’une manière ou d’une autre ?)

Il a prévalu, en 2003, dans l’affaire sordide d’Arvizo, que Michael a sorti de son lit de mort, et qui avait déjà tenté d’abuser auparavant d’autres familles et d'autres artistes comme Tucker.

Il a prévalu, durant le procès AEG en 2013, pour affaiblir le crédit de la famille, avec les accusations de Robson, en mal de notoriété et de visibilité médiatique et d’un quelconque chèque pour retrouver sommeil et sérénité, au risque de conduire Paris Jackson, déjà usée, à rejoindre prématurément son père.

Il prévaut à nouveau aujourd’hui dans l’affaire Safechuck, bizarrement modelée sur le schéma (médicalement classique) Robson et au moment (totalement involontaire, sans doute….) de la sortie d’Xscape, afin de salir et discréditer un peu plus l’image de Michael, et de faire qu’un peu moins d’argent ne tombe dans une caisse qui n’est pas, et n’a jamais été, au grand dam de tous les lobbies qui l’ont courtisé... la bonne caisse. 

Il prévaut aussi aux intérêts de cette journaliste, Diane Dimond, qui fait les choux gras et beaucoup de pub, du même coup, pour rebooster les ventes de son livre « Be careful who you love : inside the Michael Jackson case »…

Billet vert, quand tu nous tiens…

« Die for it… kill for it… they would do 

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